La Galette des Rois aurait une origine plus ancienne

Les savez-vous ?  à l’Elysée, les galettes sont distribuées sans fève.. Principe instauré par Valéry Giscard d’Estaing.. logique non pour une République qui a supprimé ses rois…

 

Origine de l’Épiphanie selon L’internaute (source)


 

La date de l’Epiphanie

Quand peut-on (enfin) manger de la galette des rois ? L’Epiphanie est traditionnellement fixée dans le calendrier chrétien le 6 janvier, soit douze jours après la naissance de Jésus selon la liturgie romaine. Le 6 janvier tombant régulièrement en pleine semaine, après les vœux de bonne année, une réforme a transféré la date au second dimanche suivant Noël, soit, quasi-systématiquement, au premier dimanche de janvier. La galette des rois est donc découpée à cette date, en tout cas dans les pays qui n’ont pas de jour férié dédié à l’Epiphanie. En 2017, la fête aura donc lieu le dimanche 8 janvier. La galette peut néanmoins se déguster durant la première quinzaine du mois de janvier.

Les origines de l’Epiphanie

L’Epiphanie est le résultat d’une longue tradition, remontant très loin avant la naissance de Jésus et résultant d’un mélange de traditions païennes et chrétiennes (comme pour la Chandeleur). A l’origine, il s’agissait dans l’antiquité de fêter le dieu Dionysos. Dieu de la vigne, du vin, mais aussi de la fête et des excès dans la mythologie grecque, Dionysos est intimement lié aux saisons et donc aux cycles de la végétation. La fête donnée en son honneur au milieu de l’hiver, et concomitante avec le solstice d’hiver, symboliserait sa résurrection, le retour de la lumière et donc la renaissance de cette végétation.

Représentation de Dionysos alias Bacchus, dieu de la vigne et du vin. 

On évoque aussi la fête païenne dite des “Saturnales” pour expliquer l’origine de l’Epiphanie, tout comme on l’invoque concernant le solstice. Cette fois, c’est le dieu Saturne qui était célébré par les Romains. Un temps associé à l’agriculture et aux semences, notamment grâce à une faucille qu’il porte à la main droite, ce dieu reste relativement mystérieux. “En sommeil” une grande partie de l’année, il renaît chez les Romains au cœur de l’hiver, au “crépuscule de l’année”, soit une période qui, cette fois, précède le solstice d’hiver. Il symboliserait plus généralement la protection des “liens” de la famille et de la cité.

Dans les premières communautés chrétiennes d’Orient, au IVe siècle, on commence à associer cette fête à la période suivant la naissance de Jésus. L’Epiphanie est née et correspond à une “manifestation” dans le grec ancien. Autrement dit : après avoir fêté la naissance de Jésus stricto-sensu pendant Noël, les Chrétiens vont commencer à célébrer le “messie”, c’est-à-dire le personnage providentiel qu’il représente. Il faut donc chercher des signes de cette messianité, soit les premières manifestations qui authentifient le Christ. Elles sont au nombre de trois dans les prémices de la chrétienté : certains évoquent le premier miracle réalisé par Jésus lors des noces de Cana, d’autres parlent de son baptême dans l’eau du Jourdain, mais au plus proche de sa naissance, la première “manifestation” de son caractère sacré est vite associée à la quête et à l’adoration des rois mages qui, eux-mêmes, reconnaissent le Messie peu de temps après sa naissance.

Le 6 janvier, soit 12 jours après Noël, devient ainsi la toute première fête sacrée du calendrier liturgique. En Occident, l’Épiphanie va progressivement absorber les anciennes traditions romaines et païennes, et on va petit à petit se réunir autour d’une galette pour la célébrer. L’acceptation de la galette des rois n’a pourtant pas été de tout repos : luthériens, calvinistes et même certains catholiques ont un temps rejeté cette coutume païenne. En 1664,  le chanoine de Senlis a notamment confié dans des discours qu’il était contre le côté un peu trop festif de la galette.

Epiphanie : définition

Le terme a une signification bien précise puisqu’il renvoie à la compréhension soudaine d’un phénomène ou de l’essence de quelque chose. Une épiphanie est donc une révélation, une prise de conscience brutale. Dans son acception religieuse, elle renvoie à la manifestation de Jésus aux Mages.

Épiphanie : l’histoire de la galette des rois

Il faut remonter au XIIIe ou au XIVe siècle pour retrouver les premières traces du partage d’une galette lors de l’Epiphanie. Une galette, coupée en autant de portions que de convives plus une : la “part du pauvre”, c’est-à-dire destinée au premier nécessiteux qui se présentait. On parle d’abord d’un gâteau doré et de forme ronde, une description qui peut rappeler le soleil et donc le culte des Saturnales, également lié au solstice, d’hiver comme d’été. Pendant ces festivités de 7 jours, les excès étaient permis et il était d’usage d’offrir des gâteaux à son entourage. Une tradition qui, au Moyen-Age, est devenue celle du “gâteau des rois”. Pour certains, l’appellation viendrait de la redevance qu’il fallait verser à son seigneur à la même époque. Redevance généralement accompagnée elle-même d’un gâteau.

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